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26 Jul 2020

Le Chat Agressif : Toujours Anxieux ? Quelles approches ?

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Le Chat Agressif : Toujours Anxieux ? Quelles approches ?
France Vet - Conférences - Le Chat Agressif : Toujours Anxieux ? Quelles approches ?

L’agressivité féline est une cause majeure d’abandon ou d’euthanasie des chats et sa prise en charge est une nécessité pour le praticien. Moins médiatisée que celle des chiens, elle est pourtant génératrice de plus d’hospitalisations.

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1 - Introduction

L’agressivité féline est une cause majeure d’abandon ou d’euthanasie des chats et sa prise en charge est une nécessité pour le praticien. Moins médiatisée que celle des chiens, elle est pourtant génératrice de plus d’hospitalisations.

Le moyen le plus sûr de prendre en charge correctement les chats agressifs est d’être capable de faire un diagnostic et de prescrire un traitement raisonné, à la fois comportemental et quasi systématiquement en cas de danger aussi biologique.

La psychopathologie des chats est dominée par les états anxieux mais il serait faux de les réduire à cela. Et n’oublions pas d’abord que les séquences agressives font partie du répertoire normal.

2 - Différentes séquences d’agression

Même en l’absence d’une formation approfondie en troubles du comportement, il est important de savoir repérer les différentes formes d’agression chez le chat : nous y sommes régulièrement confrontés en direct et nos clients nous questionnent souvent sur la normalité ou non de ces agressions.

2.a Pas d’agression hiérarchique

L’absence d’agression hiérarchique vient souligner une fois de plus qu’un chat n’est pas un petit chien et qu’il serait dangereux de vouloir plaquer les connaissances acquises chez le chien au chat !

Beaucoup de propriétaires parlent de la dominance de leur chat quand il ne s’agit que de brutalité ou de violence.

2.b Prédation

Le chat est un prédateur efficace qui a des séquences précises de prédation selon la proie suivant toujours une séquence associant : guet - affût – approche (coulée en posture basse ; tressaillement de la queue ; pétrissage des postérieurs) – attaque – capture – relâchement – recapture et consommation.

Cette séquence parfaitement naturelle s’observe aussi dans certains troubles comportementaux avec comme proie choisie les chevilles ou les mains des propriétaires

2.c Agression maternelle (et territoriale)

Elles constituent le prototype des agressions offensives.

Dans les deux cas, la menace est offensive avec une posture en U inversé (corps et queue), des grondements et feulements, une charge par sautillements latéraux vers l'adversaire ou une charge par attaque de face avec boxe et griffades, vocalises. Des roulés boulés peuvent s’ensuivre avec fuite du vaincu. Rappelons-nous qu’il n’y a pas de posture d'inhibition de la morsure (soumission) et la poursuite du fuyard est facultative. En revanche, le reniflement du sol, une esquisse de toilettage, un déplacement à vitesse lente avec croupe surélevée (posture victorieuse, maintien de certains éléments de menace offensive) sont souvent observés.

Les agressions maternelles sont bâties sur la même structure avec un déclenchement encore plus immédiat en cas de danger perçu pour la portée.

2.d Agression par irritation

C’est la séquence que nous rencontrons le plus souvent.

La posture est basse, collée au sol ou accroupie. Les oreilles sont couchées disparaissant parfois sur la surface du crâne. Les chats accompagnent ces postures de feulements, grondements. Ils se mettent en décubitus latéral à dorsal et présentation leurs griffes : attention cette bascule sur le côté ne correspond en rien à une posture de soumission.

Cette agression est déclenchée par toutes les situations génératrices de frustration, de douleur ou de crainte. Autant dire que les vétérinaires sont les pourvoyeurs de nombre de ces sensations et en subissent donc souvent la réponse agressive défensive.

2.e Agression par peur

C’est aussi une réponse émotionnelle mais sans contrôle et immédiatement d’intensité maximale. Elle est aussi appelée la réaction critique (Hediger,1955). Elle est déclenchée par une situation sans issue – du moins aux yeux de l’animal- et s’accompagne toujours de manifestations organo-végétatives (expression des glandes anales, émission de selles ou d’urine).

Nous la connaissons bien sur des chats en cage qui « explosent » littéralement à la figure des soignants venus s’en occuper.

2.f Agression instrumentalisée

Les chats étant des proies, ils ont tendance à instrumentaliser très vite les séquences d’agression. Il y a alors anticipation des stimuli précurseurs aux stimuli déclencheurs avec une réduction marquée (jusqu’à disparition) des phases inopérantes (menace) et une intensification des phases opérantes (griffades, morsures)

Deux autres comportements agressifs sont à connaître :  ils ne correspondent ni à des diagnostics ni à des séquences simples, ce sont des symptômes.

2.g Le chat-caressé-mordeur

Il s'agit d'une agressivité par irritation présentée par un chat qui est caressé à sa demande ou qui a accepté l'interaction (en manifestant du pétrissage ou des ronronnements) dans un premier temps, qui "monte en excitation" (mydriase, hypersensibilité) dans un second temps, et agresse brusquement par griffade ou morsure, puis s'échappe lentement ou rapidement (s'il anticipe une punition) et va ensuite se lécher le poil à l'endroit caressé ou à un autre endroit.

Les voies de la sensibilité tactile et douloureuse sont les mêmes. On peut envisager que le contact agréable devienne désagréable après un certain seuil d'intensité ou de durée.

C’est un cas où le risque de rupture de l'attachement est important, avec évitement de la part du chat et anticipation des agressions de la part de l’humain.

2.h L'agression redirigée

C'est une séquence agressive, quelle qu'en soit l'origine, associée à une montée en excitation, qui est exprimée envers un stimulus accessible qui n'est pas le stimulus déclencheur (lui-même inaccessible).

La montée en excitation (phase appétitive) engendre la nécessité d'une phase consommatoire, qui ne peut s'exprimer envers le stimulus déclencheur, et qui est redirigée vers un stimulus disponible, généralement le premier élément mobile de l'environnement.

Le conditionnement classique est rapide et le stimulus accessible devient alors déclencheur de la séquence d'agression qui s'instrumentalise.

On notera :

  • une excitation (préalable) en présence d'un stimulus inaccessible: autre chat vu par la fenêtre, odeur excitante de poulet frit, ...
  • une séquence d'agression (secondaire à l'excitation) envers un stimulus (personne, animal) qui n'est pas le stimulus déclencheur
  • un conditionnement rapide au sujet-substitut

Il y a deux phases:

  • phase réactionnelle: le stimulus inaccessible est présent
  • phase de conditionnement: le stimulus inaccessible n'est plus nécessaire pour déclencher la séquence d'agression, qui devient une hyperagressivité secondaire.

3 Etats pathologiques et approche de la nosographie de l’agression

Si toutes les agressions peuvent exister chez un chat normal, c’est leur fréquence et leur intensité qui peut signer un état pathologique.

Les maladies incluant une ou plusieurs conduites agressives sont nombreuses et elles peuvent aussi inclure d'autres signes révélateurs d'une atteinte de la régulation des émotions ou de l'humeur.

La nosographie comportementale féline a été totalement refondée en 2016 avec l aparution du livre « Comportement du chat » aux éditions AfVAC.

3.a États de déréalisation : Dysthymie ou syndrome dissociatif

Les chats fous, ça existe ! Heureusement pour les chats, ces affections sont rares mais elles existent et les vétérinaires doivent les connaître pour ne pas passer à côté. La dangerosité est maximale dans ce cas-là et la décision de traitement doit être murement réfléchie.

Les séquences permettent de reconnaître des séquences d’agression par irritation mais aux déterminants internes et imprévisibles pour les propriétaires.

3.b Absence d’autocontrôles : du syndrome HsHa à l’aschézie féline

Chez les chats élevés en dehors de la présence de la mère ou d’adulte régulateur, il n’est pas rare de dépister une absence d’autocontrôles. Cela peut arriver dans le cadre d’un syndrome HsHa avec alors :

  • absence de contrôle de la morsure
  • absence de contrôle des griffades
  • absence de contrôle de la motricité générale (courses erratiques, grimper sur les personnes, ...)

N’oublions pas aussi les cas d’hyperagressivité secondaire chez les « chats-biberon » avec des agressions sans contrôle et notamment une absence de respect du visage, aujourd’hui regroupés sous le terme d’aschézie féline

3.c Etat phobique : schézipathies post-traumatiques

Beaucoup de chats considérés comme anxieux ne sont en fait que dans un état phobique. Ils peuvent réagir de façon disproportionnée à un stimulus, encore faut-il qu’il soit présent.

Cela explique parfois l’étonnement de certains clients qui vivent avec un chat délicieux et qui découvrent un monstre à la consultation parce que le chat a une phobie du vétérinaire, plus élégamment décrite aujourd’hui sous le terme de schézipathie post traumatique interspécifique.

3.d Prédominance des troubles anxieux

Les agressions sont présentes dans beaucoup de troubles anxieux ; syndrome de privation, schezipathies, biotopathies, etc.

La réaction agressive doit bien être considéré comme une composante de l’anxiété intermittente et ne pas être interprété en termes de dominance ou de hiérarchie.

Ces affections peuvent entraîner donc des blessures liées à des agressions par irritation, souvent peu contrôlées.

Les états anxieux ont ceci de particulier : si l’anxiété intermittente est accompagnée d’agressions par irritation et par peur, l’anxiété permanente est, elle, le siège des activités de substitution et voit la disparition des comportements agressifs.

3.e N’oubliez pas les états dépressifs

Si l’anxiété permanente n’est jamais accompagnée d’agression ce n’est pas le cas de l’état dépressif chronique dans lequel le chat présente souvent une grande irritabilité. Ces états sont souvent méconnus. Les traitements biologiques de la dépression permettent généralement alors de contrôler les épisodes agressifs.

3.f La prédation comme risque majeur de blessure

Dans les biotopathies liées à un milieu pauvre (aploutobiotopathies), les séquences décrites sont caractéristiques d’attitudes de prédation. Il est alors logique de constater des délabrements assez importants quand la situation s’instrumentalise et que le chat perd ses contrôles

Ceci est un très bref aperçu de la nosographie incluant des agressions. Ce que doit retenir le praticien, c’est que la phrase « mon chat m’attaque » n’est pas univoque et doit déclencher un diagnostic différentiel.

4 La thérapie au cœur du traitement

Quel que soit le diagnostic, certains grand principes président à la prise en charge des chats agressifs : la compréhension du mode de vie du chat et de ses spécificités met la thérapie au cœur du traitement mais l’utilisation raisonnée des psychotropes est une arme primordiale entre les mains du praticien.

Prendre en charge un chat agressif ne peut pas se résumer à lui faire administrer des médicaments : la mise en place d’une thérapie est primordiale et cela commence souvent par faire arrêter les actions nocives.

4.a Arrêter les punitions

Imprégnés des représentations canines, beaucoup de propriétaires se confrontent physiquement avec leur chat. Ce n’est plus un débat : les punitions physiques aggravent toujours l’état émotionnel du chat, pouvant le faire passer d’un état réactionnel à un état anxieux et augmentent donc la probabilité d’agressions.

Au delà-même des sanctions physiques, hurler sur un chat, par exemple, ou le menacer en le poursuivant, doit être considéré comme une punition inadéquate.

Le thérapeute doit donc toujours rechercher avec précision – et respect pour le propriétaire – les interventions qui, souvent sans le vouloir, aggravent l’état émotionnel de l’animal.

4.b Restaurer la confiance

Dans le même cadre, la confiance perdue, parfois en une seule interaction malheureuse, peut être récupérée à condition de renouer patiemment avec le chat en lui donnant toujours la possibilité de contrôler l’action.

Créer des rituels de rencontre en se servant des motivations les plus profondes (alimentation, contact) est une étape longue mais indispensable.

Il ne faut pas oublier et parfois le réexpliquer aux propriétaires que le chat n’est pas un animal social et qu’il peut donc décider de choisir de ne pas avoir de relations si elles ne sont pas favorables.

4.c Penser à l’alimentation

Le chat, quand il en a l’occasion, se nourrit en prenant plus de dix fois par jour de petites quantités.

Beaucoup d’agressions se rencontrent chez des chats qui ne sont nourris qu’une seule ou deux fois par jour. Le mode de vie des propriétaires qui s’absentent souvent toute la journée ne leur permet pas d’assurer une distribution plus fréquente.

Les croquettes sont souvent la base de l’alimentation et leur qualité organoleptique leur permet d’être laissées à disposition. Lors de l’anamnèse, il est important de vérifier que le chat utilise effectivement cette alimentation sèche pour couvrir ses besoins. Beaucoup de chats obtiennent de la nourriture humide à un moment ou l’autre de la journée et peuvent attendre ce moment, avec le risque d’une frustration augmentant de plus en plus quand approche l’heure avec des agressions par irritation liées à cet état émotionnel

4.d Respecter le répertoire comportemental

Un chat chasse. Quand il vit en milieu fermé, il peut tout à fait remplacer ces affûts naturels par des jeux de prédation sur des leurres. L’utilisation de jouets mécaniques, de boules de papier d’aluminium, de cannes à pêche permettant, même à des personnes âgées, de pouvoir stimuler leur compagnon.

4.e Donner l’autorisation de se protéger

Enfin, le rôle du praticien est de donner au propriétaire les conseils nécessaires pour se protéger. Même si le chat aime bien dormir sur le lit, s’il y a une suspicion de dysthymie avec un danger important d’attaques imprévisibles la nuit, la recommandation de séparation s’impose et la porte doit rester fermée.

L’utilisation des stimuli disruptifs comme pistolet à eau, bombe à air, pulvérisateurs à plantes peut être très intéressante.

5. La thérapeutique comme aide déterminante

Ce qui fait souvent la différence entre l’intervention du vétérinaire et des autres acteurs, c’est la possibilité d’utiliser de façon raisonnée, coordonnée et synergique des traitements biologiques.

Le praticien dispose de différentes catégories d’armes pour contrôler l’agressivité des chats et il doit apprendre à les utiliser.

5.a Les solutions faciles et qui peuvent être efficaces

En France et encore plus en Europe, les produits sans AMM (et sans effet secondaires) connaissent un grand succès.

Les phéromones (Fraction F3 et F4 du complexe phéromonal facial du chat, respectivement Feliway ND et Felifriend ND) sont très largement en tête des prescriptions.

L’alpha-casozépine (Zylkene ND – 15 mg/kg/jour en une seul prise) est aussi très utilisée dans la prise en charge de nombreux troubles comportementaux félins y compris en présence d’agressivité. Son action est essentiellement gabaergique. Des publications viennent étayer cette efficacité notamment sur les schezipathies ontogéniques interspécifiques (ex phobies sociales) avec une diminution des agressions par irritation.

Le mélange alpha-lactalbumine et magnésium (Alphazium ND – 1 cp pour 5 kg) est riche en tryptophane, précurseur de la sérotonine et peut diminuer les comportements agressifs liés à une carence en tryptophane dans l’alimentation.

Ces produits très souvent utilisés en première intention sont malheureusement trop rarement accompagnés de thérapies pertinentes. Même dans ce cas, il est nécessaire parfois de passer à d’autres types de produits.

5.b Les solutions qui demandent de bien communiquer

La prescription des psychotropes se fait en relation avec les symptômes évocateurs des systèmes neurotransmetteurs les plus impliqués. Le choix n’est donc pas dicté par le diagnostic nosographique mais bien par le repérage de symptômes clefs.

Aujourd’hui, à côté des produits déjà cités, le praticien dispose dans la pharmacopée vétérinaire de molécules actives sur les principaux neurotransmetteurs. Signalons tout de suite qu’aucune n’a d’indication officielle dans l’espèce féline. Les règles de la cascade supposent néanmoins d’utiliser ces produits en priorité

5.b.1 La fluoxétine

La fluoxétine (Prozac, Fluoxetine Arrow ND) est le chef de file des produits permettant de contrôler l’agressivité. On peut regretter la disparition des formes vétérinaires et il faut donc se retourner vers la forme humaine hydrodispersible. Attention, il faut éviter les produits avec un arôme de menthe ou du menthol (solution pédiatrique). Le contrôle de l’impulsion agressive intervient assez rapidement (moins de 8 j) mais l’effet définitif n’est obtenu qu’au bout de 20 jours.

5.b.2 La clomipramine

Elle améliore l’anxiété rapidement, la légère sédation provoquée par le traitement peut être un élément d’amélioration intéressant pour les propriétaires. L’utilisation du Clomicalm ND, se fera avec une posologie de 0,3 à 0,5 mg/kg en une prise. La dose féline est donc très différente de la dose canine (entre 4 et 8 fois moins). Attention aux effets secondaires anticholinergiques demandant de la prudence chez les chats présentant un historique médical avec des épisodes de rétention urinaire ou de constipation. Peu utilisé dans les cas d’agressivité, il est néanmoins intéressant en accompagnement de certaines thérapies, par exemple après avoir demandé d’arrêter les punitions.

5.b.3 La sélégiline

Ce n’est pas la première intention pour les cas d’agressivité. Soulignons tout de même l’intérêt de cette molécule dans certains cas de dysthymie. La  forme vétérinaire commerciale est le Selgian ND. Attention chez le chat la dose efficace est 1mg/kg, un comprimé de Selgian 8 correspond donc à un chat de 4 kg. La forme galénique n’est pas adaptée au chat (gros comprimés amers) ce qui rend l’utilisation parfois très difficile avec un chat agressif !. Certaines pharmacies acceptent de reconditionner le chlorhydrate de sélégiline.

L’absence d’effet secondaires donne un grand confort de prescription. S’il n’y a pas d’urgence à obtenir un contrôle des séquences agressives, c’est une molécule intéressante sur les conduites instrumentalisées ou quand le chat présente des phénomènes d’anticipation (le chat se met à l’affût plusieurs minutes avant le passage de son propriétaire) ainsi que d’autres symptômes dopaminergiques (baillements, vomissements ou colites de stress, etc.)

Conclusion

Parfois difficile, la prise en charge d’un chat agressif est souvent couronnée de succès et tisse une relation étroite entre le client et le praticien.

C’est d’abord une consultation médicale, avec une recherche méticuleuse des causes de douleur ou des déséquilibres hormonaux, Cela passe ensuite par l’apprentissage du monde du chat, différent de celui du chien.

La psychopathologie du chat est aussi riche que celle du chien avec des états pathologiques comme l’état phobique, les états dépressifs chroniques et les états de déréalisation qui peuvent aussi entrainer des agressions, même si l’état anxieux intermittent est majoritaire dans la production d’agressions. L’élaboration d’une thérapie adaptée et le choix judicieux du traitement biologique sont les clefs du succès.

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Intervenant :

Claude Beata, Spécialiste en médecine du comportement des animaux de compagnie Dip. ECVBM-CA, coordonateur du DU de Psychiatrie Vétérinaire

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